Oser dépasser ses peurs, cela s’apprend

Vous aimeriez faire ou dire certaines choses mais n’osez pas. Une petite voix vous répète régulièrement que vous n’êtes pas capable, que telle chose n’est pas faite pour vous. Vous enviez, ou au contraire êtes énervé ou bousculé par les personnes excentriques. Vous-vous demandez ce que l’on pense de vous. Votre statut de médecin vous pèse parfois en raison des attentes et du regard des autres. Vous aimeriez être plus libre. En somme, vous-vous oubliez par peur du jugement ou de l’échec. Pourtant, oser et dépasser ces peurs est à votre portée : cela s’apprend !

L’impact du regard des autres sur nos comportements

Avant de commencer, j’aimerais que vous regardiez cette vidéo :

Who knows – Begginers

Que voyez-vous ? Un homme, un peu vieillissant, légèrement bedonnant, qui se donne en spectacle et pratique une activité qui n’est plus de son âge ? Ou bien un sportif qui s’amuse, un artiste qui fait ce qui lui plaît en s’affranchissant du regard des autres ? Le tournez-vous en dérision ou l’admirez-vous ? Peut-être vous agace-t-il ? Vos réponses à ces questions mettent à jour l’une de vos croyances, et cette croyance impacte votre capacité à oser.

Personnellement, le regarder évoluer sur ses patins me ravit et je suis fascinée par son aisance en public ! Je serais bien incapable d’en faire autant, tant sur le plan physique que psychologique. Qu’est-ce que cela révèle de moi (outre un sens de l’équilibre déplorable) ? La peur de l’échec et le regard des autres influencent mon comportement, dans une certaine mesure.

Depuis l’enfance, nous subissons un conditionnement permanent pour plaire, se conformer, être respecté, intégrer une catégorie socio-professionnelle, etc. Quand nos besoins affectifs et nos insécurités s’ajoutent à cette pression sociale, les enjeux deviennent trop importants : nous refusons de nous exposer au risque outre mesure et osons peu sortir de notre zone de confort, par peur de déplaire, paraître incompétent ou ridicule. Dans le milieu médical, la pression sur le résultat, la souffrance humaine et l’urgence exacerbent d’autant plus cette crainte que nous avons tous.

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Oser malgré la peur du jugement et de l’échec

Si vous lisez cet article, il est probable que vos inhibitions commencent à peser. La frustration vous habite. Car après tout, vouloir plaire à tout le monde, c’est renoncer à votre personnalité, vos idées, vos rêves, vos valeurs, pour vous transformer en caméléon passe-partout. Vos relations et vos actions sont biaisées. A la longue, ce n’est pas tenable ! Comme le disait si bien Philippe Darveau, à trop vouloir plaire on finit par se déplaire… Alors, que faire ?

Le premier pas pour oser agir consiste à comprendre les rouages de la peur et prendre conscience de votre mécanique interne :

  • La peur trouve ses racines dans la perte : que craignez vous de perdre exactement ? (par exemple, si j’ai peur du ridicule, je peux craindre de perdre ma crédibilité) ;
  • La peur cache un désir. En effet, quand vous avez peur, vous craignez que l’un de vos désirs ne se réalise pas (par exemple, si je crains la mort, je désire vivre). En identifiant le désir derrière votre peur, vous pouvez choisir de vous concentrer sur l’envie plutôt que sur l’angoisse.
  • La peur se manifeste physiquement : que se passe-t-il dans votre corps quand votre peur s’exprime ? Y-a-t-il des nœuds, des tensions, autre chose ? Où ? Avec quelle intensité ?

En comprenant vos émotions, leurs manifestations et leur origine, vous serez plus à même de lever vos freins.

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S’écouter, mais pas trop !

La peur est une émotion vitale qui a permis à l’espèce humaine de survivre. L’écouter est donc primordial ! Cependant, si votre petite voix interne est susceptible de vous sauver dans certaines situations, elle est plus souvent occupée à saper toute initiative en l’absence de danger réel. Les problèmes arrivent quand le danger provient de nos insécurités et non de l’extérieur. En effet, notre cerveau n’ayant pas évolué aussi vite que notre environnement, notre corps réagit de la même façon que nous soyons face à un prédateur prêt à bondir, un public ou un tas de paperasse administrative sur notre bureau. Pourtant, les risques ne sont pas les mêmes !

Face à cela, plusieurs stratégies sont envisageables :

1- Visualisez le pire, du pire, du vraiment pire qui puisse vous arriver. Allez-y franchement, dressez le scénario catastrophe le plus terrible qui vous vienne en tête, et allez jusqu’au bout de la réflexion ! Une fois ce pire matérialisé, identifiez le seuil à partir duquel vous pensez ne plus être capable de vous relever. En réalisant cet exercice, vous constaterez que le risque de mort ou de dommage important est globalement assez bas, et que ce qui vous arrive est généralement très éloigné de ce que vous aviez imaginé.

2- En cas de risque avéré, préparez un plan d’action pour sécuriser votre environnement avant d’agir. Qu’avez-vous à faire ou à apprendre pour éviter le pire ?

3- Soyez authentique. Pourquoi voulez vous faire cette chose que vous redoutez ? Qu’est-ce qui vous tient à cœur ? Comment pouvez-vous agir en étant vraiment vous ? Et surtout, avec qui voulez-vous interagir ? (Par exemple, si j’ai peur de prendre la parole en public, je serais plus à l’aise si je parle à un public déjà intéressé, avec mes propres mots, et que mon intervention reflète ce que je pense).

4- Observez-vous, écoutez-vous, mais pas trop longtemps. Parfois, oser c’est aussi simple que dire « 5… 4… 3… 2… 1… » et foncer.

Quand on arrête d’essayer de plaire, on touche.

Fanny Ardant

À vous de jouer ! Quelles sont vos peurs ? Pourquoi n’osez vous pas ? Quels désirs se cachent derrière vos angoisses ? Que voulez-vous mettre en place pour dépasser vos craintes ?

Le rôle d’Azuli Consulting dans la gestion du stress, de l’anxiété et de la peur chez les médecins

Ma démarche s’inscrit dans le présent et l’avenir et permet la mise en place de changements durables. À travers une juste connaissance de soi et la définition de solutions propres à chaque médecin accompagné, je vise l’autonomie et le mieux-être et travaille à :

  • La compréhension de ses mécanismes personnels et de sa situation
  • La connaissance, l’estime et la confiance en soi
  • La capacité à lever soi-même inhibitions, limites et réflexe d’auto-sabotage
  • La création d’habitudes et de modes de pensée sains
  • La définition d’une vie qui a du sens et source d’épanouissement
  • La juste régulation des émotions
  • Et plein d’autres choses encore !
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